Témoignage chrétien
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Haïti.
Les routes de la faim

Logement. Les coulisses de la loi Dalo
 
 
 
 
éditorial
Morale à deux vitesses

L’Église catholique n’est pas des plus douées en matière de communication, ce n’est pas nouveau. L’affaire Williamson vient le prouver. Était-il nécessaire d’attendre si longtemps entre la médiatisation des propos négationnistes de l’évêque Richard Williamson et leur condamnation par le Vatican ? Il s’est écoulé une dizaine de jours avant que Rome ne prenne position. Le temps pour de nombreux catholiques de se poser beaucoup de questions. Non seulement sur la mauvaise image de l’Église, mais surtout sur son rapport à l’autorité et à la morale. Pour les questions de morale privée, on sait le Vatican prompt au communiqué-réflexe et à la condamnation sans nuance. Nous en avons eu une démonstration avec l’affaire Eluana Englaro, une Italienne plongée dans le coma depuis dix-sept ans. Alors que la justice avait autorisé les médecins à la « débrancher », il n’a pas fallu attendre vingt-quatre heures pour que le Vatican fasse pression sur la justice et les politiques. .. Lire
France / Europe
Madagascar: chronique d’une crise annoncée

Le président de la République malgache, Marc Ravalomanana vit peut-être ses derniers jours au pouvoir. La lutte qui l’oppose à Andry Rajoelina depuis plusieurs semaines ne tourne pas en sa faveur. Pourtant, lorsque ce riche industriel avait pris le pouvoir en 2002 (à la suite d’une crise qui ressemble beaucoup à celle que traverse actuellement le pays), il jouissait d’une énorme cote de popularité. Arrivé au pouvoir, lui qui avait mené sa campagne sur le thème de la lutte anti-corruption a fait profiter son entreprise, TIKO, de tous les contrats d’État, a acheté un avion d’une valeur de 68 millions d’euros dans un pays où 70 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, et loué la moitié des terres cultivables du pays à des entrepreneurs étrangers. Il a ainsi attribué à l’entreprise coréenne Daewoo 1,3 million d’hectares en juillet 2008, comme l’a révélé le 20 novembre le Financial times. .. Lire
Monde
Écrire pour les pauvres

Je voudrais écrire ce livre pour les plus misérables des hommes. Je voudrais aussi l’écrire dans leur langage, mais cela ne m’est pas permis. On ne peut imiter ni la misère ni le langage de la misère. Il faudrait être soi-même misérable pour participer sans sacrilège au sacrement de la misère. » N’importe quel écrivain chrétien a rêvé d’écrire ces mots, de commencer ainsi son œuvre, et ceux qui diraient le contraire mentiraient. Et beaucoup en furent incapables. Bloy dédaigna cette lumière, Claudel ne put s’y résoudre, Mauriac ne l’atteignit jamais et Huysmans n’en perçut que les ombres, à la manière d’un reporter de guerre envoyé dans un pays lointain.
Ce sont les premiers mots d’une Vie de Jésus dont Bernanos écrivit cinq pages durant la guerre. Puis il l’abandonna à l’état de brouillon pour revenir à ses écrits de combats. C’est une époque où chacun retrousse ses manches. Malraux, impatient, abandonne Lawrence pour De Gaulle. Bernanos abandonne Jésus pour Jeanne, cette folle. Weil abandonne Assise pour un fusil espagnol... Lire
Croire
Les rêves apaisants de Martini

Politiques et responsables catholiques possèdent un point commun frustrant : dès qu’ils ne sont plus aux affaires, ils deviennent plus bavards et plus lucides sur les dysfonctionnements de leur institution. En lisant le Rêve de Jérusalem du cardinal Carlo Maria Martini, on se prend à rêver que le prélat italien ait pu publier de telles idées lorsqu’il était archevêque de Milan et, surtout, tête de pont du courant « libéral » (progressiste) de l’Église catholique. De la traduction très attendue du testament du cardinal Martini — écrit en 2007 avec son confrère jésuite allemand Georg Sporschill — émergent quelques engagements forts, bien que sans aigreur, à contre-courant des vents dominants. Ainsi, abordant le sacerdoce, le vieux prélat affirme que « des hommes appelés à la prêtrise ne possèdent pas le charisme du célibat »... Lire
Culture
Portraits vibrants

À l’occasion des cinquante ans de la sortie du livre mythique Les Américains, du photographe suisse Robert Frank, le Jeu de Paume présente l’intégralité de ses 83 clichés, accompagnés d’une sélection de photos prises à Paris. Les Américains de Robert Frank regardent rarement en direction de l’objectif. C’est le photographe, et par son entremise le spectateur, qui se comporte en espion. Bien que souvent cette célèbre série ait été qualifiée de mise en scène du désespoir, la vie qui en ressort est vibrante. Comme par exemple l’énergie débordante de cet homme, dans la cinquantaine, les poings levés vers le ciel, figé dans un cri de victoire (Chicago).
Les clichés immortalisent des conversations futiles ou importantes, des moments de réflexion ; la vie de tous les jours. Une vie transcendée par l’objectif de Robert Frank, qui transforme chacun de ses sujets en héros du quotidien... Lire
Dans les kiosques
  TC n°3335 voir le sommaire
  Les oubliés du 20 heures

Une Église en plein désarroi
Le « geste de réconciliation » de Benoît XVI en direction des intégristes aura eu au moins une vertu : celle de réveiller les consciences de nombreux catholiques, pas forcément les plus contestataires. La soumission formelle ou résignée de la masse des fidèles aux décisions romaines n’a aujourd’hui plus rien d’évident. Il fallait un déclic.

Le grotesque épisode Williamson a joué ce rôle. Désormais, la parole se libère et des questions jusqu’ici largement occultées commencent à être posées ouvertement. Les prémices d’un nouvel esprit du catholicisme ? Mis à part les intégristes, tous les catholiques, même les plus conservateurs, tiennent à se réclamer du Concile Vatican II. Le phénomène peut paraître rassurant, mais comment l’expliquez-vous ? Le dernier concile fonctionne comme un repère. C’est une étape fondamentale dans la vie de l’Église... La suite dans TC

  dossier

En Iran, les jeunes rêvent d’Occident
Tandis que l’Iran célèbre les trente ans de la révolution islamique, la jeunesse se révèle beaucoup moins politisée que les générations précédentes. Sans renier l’héritage culturel et religieux du pays, il lui arrive de se tourner vers l’Occident.

Il y a des codes à respecter, surtout dans la rue, mais ça ne nous empêche pas de vivre. » Amaneh, 24 ans, travaille dans une agence de voyage. Comme la grande majorité des Téhéranaises, elle est maquillée et porte un petit foulard vert qui laisse apparaître sa chevelure. Ici, les jeunes femmes préfèrent le look jean et tunique au tchador, le symbole de la Révolution islamique. Les jeunes se retrouvent dans les parcs et sur les avenues commerçantes : hommes et femmes se tiennent la main, les étoffes tombent des épaules, on écoute du rap et on fume la chicha dans les cafés. Des scènes urbaines, banales, comme on en verrait dans la plupart des autres métropoles de la planète. Au cours de l’été 2007, une campagne policière avait pourtant été lancée contre les femmes et les hommes vêtus ou coiffés à... La suite dans TC

 
 
 
 
 
 
 
 
     
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